Donald Trump n’exclut par l’« option militaire » au Venezuela

Depuis quelques semaines, le ton monte entre le président américain et son homologue vénézuélien, alors que le pays est traversé par une grave crise politique.

Le Monde | 12.08.2017 à 00h41 • Mis à jour le12.08.2017 à 01h31

« Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire. » C’est ce qu’a déclaré aux journalistes depuis son golf du New Jersey, vendredi 11 août, le président américain Donald Trump.

Depuis quelques semaines, le ton est monté entre le locataire de la Maison Blanche et son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, alors que le pays est traversé par une grave crise politique sur fond de reprise en main des institutions par le gouvernement chaviste [du nom de l’ancien chef de l’Etat vénézuelien Hugo Chavez].

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« Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n’est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent », a uniquement fait valoir M. Trump. Appelé à donner des précisions sur cette annonce, le président américain est resté évasif : « Nous n’en parlons, mais une option militaire est assurément une voie que nous pourrions suivre. »

Sanctions américaines

Début août, les Etats-Unis pont infligé des sanctions au président Maduro, qu’ils ont qualifié de « dictateur ». La réaction de Washington est survenue au lendemain de l’élection controversée de l’Assemblée constituante voulue par le dirigeant socialiste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts.

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des mesures contre un chef d’Etat étranger en exercice. M. Maduro est seulement le quatrième responsable à être ainsi sanctionné, rejoignant le Syrien Bachar Al-Assad, le Nord-coréen Kim Jong-un et le Zimbabwéen Robert Mugabe.

Appel à la discussion

Jeudi, M. Maduro a dit souhaiter « une conversation » avec son homologue américain. « S’il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l’intéresse », a-t-il lancé lors d’un discours devant la nouvelle et très critiquée Constituante. Rejetée par l’opposition et des pays occidentaux, cette assemblée l’a confirmé à l’unanimité dans ses fonctions de « président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela ».

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Le socialiste souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu’elle se fasse à New York à l’occasion de l’assemblée générale des Nations unies, prévue mi-septembre. Tout en disant souhaiteravoir des relations « normales » avec les Etats-Unis, il a averti M. Trump que son pays répondrait « avec les armes à la main » à une éventuelle agression. « Le Venezuela ne se rendra jamais (…) devrait savoir l’empire américain », a-t-il résumé.

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